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Bon, j'vais pas sortir un truc genre FUCK LES RAGEUX, mais bon, si vous avez des critiques, autant mettre un blog ou une adresse mail ou je puisse vous répondre.

Je possède l'EXCLUSIVITE DES DROITS D'AUTEUR alors merci de ne pas me piquer mon oeuvre, sachant que vous encourez de graves poursuites judiciaires.

Merci, et bonne lecture!


Si toi aussi tu as une fiction, inscrit-toi ici =D


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Ah, j'allais oublier. Mais comment t'oublier?
Laura, je t'aime <3




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Mon autre histoire :
Pessimiste-Melanc0lique




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# Posté le vendredi 22 mai 2009 05:53

Modifié le mardi 03 novembre 2009 03:31

Jill

Jill



________C'était un beau matin de pringtemps ensoleillé. Un matin comme on les aime à Gardely Hill, une ville propre et agréable. Trop agréable. Je longeai des jardins dont la pelouse taillée au milimètre près me donnait envie de vomir. Dire que c'était ici que mon alcoolique de mère et mon abruti de travail de père avaient décidé d'habiter! De s'enterrer, oui! Je ne connaissais personne ici, j'avais ma vie à New York! A 16 ans, qui rêverait de quitter la grosse pomme pour s'enterrer dans la campagne? Franchement?

Je croisai une fille de mon âge. Elle portait une jupe plissée et une chemise, sans parler des chaussettes en laine marron qui lui arrivaient sous les genous. Ses cheveux étaient attachés en un chignon sérré, et jamais aucune touche de maquillage n'avait dû frôler sa peau.

<<Il n'y a que des curetons dans ce quartier, c'est pas possible! >> Marmonais-je en passant mon chemin sous son regard réprobateur.

Je continuai mon chemin, portant un regard amère sur les pavillons de mon quartier qui se ressemblaient tous. J'esquissai un sourire: entre les BMW et les fi-filles à papa, je détonnais. Des cheveux emmêlés, un reste de maquillage dégoulinant sous mes yeux, des vêtements bien trop sombres et bien trop larges, ce n'était pas vraiment le style du coin.

J'arrivai enfin devant le planning familial, complètement essoufflée. Je poussai la porte vitrée - qui pesait trois tonnes - et l'employée de l'accueil me sourit, étirant son gloss parfaitement appliqué sur ses dents trop blanches, et me fit signe de m'asseoir. Je pris un numéro sur le distributeur de papiers bleus et m'assis sur un siège en plastique de la même couleur, laissant errer mon regard sur les personnes avec qui je partageais la salle d'attente. Deux gamines de douze ou treize ans se partageaient un prospectus sur la pillule contraceptive, deux femmes d'un certain âge lisaient des magasines vogue en jalousant les filles anorexiques qui posaient devant l'objectif, rêvant d'avoir un corps aussi maigre et décharné, et une fille un peu plus agée que moi pleurait en silence, seule.

J'ai toujours détesté voir les gens pleurer. J'en ai peut-être pas l'air comme ça, mais j'aime bien remonter le moral des gens. Je crois que les épreuves de ma vie m'ont rendues altruiste. Alors je me suis levée de mon siège, et je suis allée la voir. Je n'ai rien dit, j'ai juste passé un bras sur ses épaules en essayant d'insuffler toute ma compassion dans ce simple geste. Elle m'a regardée de ses yeux embués de larmes avec un sincère étonnement. Elle semblait vouloir dire quelque chose, mais les mots n'avaient pas l'air de vouloir sortir de sa poitrine. Elle respira un bon coup, puis dit d'une voix complètement despérée, plus à elle-même qu'à moi:

- J'ai 18 ans. J'ai seulement 18 ans, je suis trop jeune pour ça, je... j'ai des choses à vivre avant ça... Je peux pas!

Elle pleura de plus belle. Ma curiosité pris le dessus:

- Trop jeune pour quoi? demandais-je d'une voix douce en espérant ne pas être trop indiscrète.

Elle baissa les yeux et écarta ses bras sérrés autour de son ventre. Démesurément rond. Et là, comme la fille à l'esprit dénué de sens que je suis, je me suis aussi mise à pleurer. Entre deux sanglots, j'ai réussi à hoqueter:

- Oh je... J'ai 16 ans. C'est pire, j'ai 16 ans. Enfin, je ne suis pas sûre mais... j'ai utilisé 5 tests. 5 tests.Tous positifs. Je veux être sûre...

La fille ouvrit des yeux équarquillés:

- Oh, escuses-moi... Je suis pas très délicate, je ne pensais pas... Mais tu as encore de l'espoir toi, c'est peut-être un dérèglement d'hormone... Et tu peux toujours te faire faire une IVG, si tu le veux...

Nan mais je rêves? C'est elle qui s'excuse alors que c'est moi qui vient d'alourdir sa peine!

- Peut-être... Tu viens pour essayer d'avorter? Demanda ma voix vacillante.
- S'il n'est pas trop tard...
- J'espère... Sincèrement.

Silence.

- Je m'appelle Sarah, dit-elle.
- Moi c'est Jill...

J'hésitais à lui poser la terrible question. Je renonçai, mais les mots m'échappèrent:
- Le père?
- Un con qui m'a laissé tombé... Répondit Sarah. Et toi? Enfin je veux dire le potentiel-futur-père?
- Un ami...
- Je vois...

Bizarement, les gens me voient comme un personnage des "feux de l'amour". On croit toujours qu'il y a des paroles cachées derrière les mots que je prononce.

- Nan nan c'est vraiment un ami! répondis-je. L'alcool tu vois, une connerie...
- Numéro 84 s'il vous plait, lança la voix mielleuse de l'employée de l'acceuil.

Sarah se lèva, tremblante.
- T'inquiètes, tout ira bien.
- Merci.

Mes paroles terriblement creuses ne lui procurèrent aucun réconfort. Mais que pouvais-je de plus, à part espérer et me convaincre que tout ce passerait bien?

Tout de droit réservé © 2009 ~ Narcissique-Melanc0lique


Pix: Kevin Stramp


# Posté le dimanche 28 décembre 2008 13:18

Modifié le samedi 12 septembre 2009 06:18